Le Jeûne : Pourquoi diable s’infliger ça ?

Les bienfaits du jêuneLe jeûne, pourquoi s’infliger une chose pareille !??

Je vous imagine en train de lire cet article et je vois au moins 3 options de ce que vous pouvez être en train de vous dire à propos du jeûne :

  • Oh my gOd ! Sauter un repas, moi jamais ! Et puis priver son corps, ça ne doit pas être bon pour la santé ! (Avec une tête horrifiée)
  • Humm, ça paraît compliqué mais pourquoi pas tester si c’est bon pour ma santé (Avec une tête intriguée)
  • Vous êtes un ou une aficionados du jeûne et vous avez testé plusieurs fois ! (Avec une tête approbatrice)

Alors je peux vous dire que je faisais partie de la première catégorie il y a encore quelques mois ! Sauter un repas ? De mon vivant : JAMAIS ! Outre l’impression que j’allais tomber dans les pommes j’avais l’amabilité d’une porte de prison en feu tant que je n’avais pas reçu ma pitance ! Vous voyez de quoi je parle ?

Comment, j’ai intégré le jeûne à ma vie de gourmande/épicurienne ?

Il y plus de 2 ans maintenant, dans mes nombreuses recherches pour enfin prendre soin de ma santé (que j’avais un peu mise de côté depuis plusieurs années), j’ai accepté de me renseigner sur le sujet… en faisant un peu la grimace au début ! 

J’ai commencé par comprendre que “jeûner”, n’était pas forcément synonyme de “se priver” et “faire la grève de la faim pendant des semaines” !

Quelques heures sans manger, manger beaucoup moins ou manger liquide sont déjà considérés comme des jeûnes et faire beaucoup de bien. Et le point commun de toutes ces pratiques c’est la “pause alimentaire”. Un simple repos du système digestif, c’était déjà une définition beaucoup moins effrayante que la privation extrême !

Et puis bien-sûr, je me suis intéressée à ses bienfaits, ô combien nombreux et de plus en plus reconnus. Alors j’ai compris que “jeûner” c’était bien plus qu’une simple pause du système digestif et que c’était aussi une vraie mise au repos de l’organisme, un nettoyage interne, une source de renouvellement cellulaire et un coup de boost pour le système immunitaire. Rien que ça !

Plutôt que de l’envisager sous l’angle restrictif, je l’ai vu comme une manière de prendre soin de moi. Alors je me suis lancée en commençant tout petit pour tester et voir comment je me sentais. J’ai d’abord essayé un jeûne intermittent (16h sans manger, en sautant le petit déjeuner pour ma part) pendant 1 ou 2 semaine par ci par là dans l’année, quand je le sentais bien. Oui parce que j’ai compris aussi que le jeûne c’est aussi une histoire d’écoute de soi. Et puis j’ai testé des jeûnes liquides (Que du liquide pendant 24h : soupe, jus de légumes et fruits, smoothies, bouillon, tisanes, etc.) une fois par semaine. 

Je ne me doutais pas qu’en faisant de petites pauses de quelques heures seulement, on pouvait déjà mesurer de vrais bienfaits et se sentir mieux : Je me suis sentie plus en forme globalement, plus légère, plus tonique et l’esprit vif alors que je m’imaginais au contraire me sentir plus fatiguée. Et tout ceci sans que ce soit si difficile à vivre ni compliqué à mettre en place !

Faire un jeûne pour se sentir mieuxPourquoi faire une pause alimentaire peut nous faire du bien ?

Après “Martine à la plage”, je vous présente “Nos Intestins prennent des vacances” !

C’est un fait : manger moins donne moins de travail au système digestif. Nos intestins peuvent digérer tranquillement le précédent repas sans que le suivant vienne lui pomper de l’énergie. Ça laisse aux intestins un peu de temps libre pour d’autres activités… voyez plutôt : 

Voici les 4 avantages que j’ai retenu à laisser nos intestins au repos :

1 – Produire un gain d’énergie

Manger et digérer consomme de l’énergie, notamment pour faire pour faire avancer le contenu des intestins vers la sortie.

L’énergie non consommée par une digestion pourra donc être utilisée ailleurs comme par exemple pour booster le cerveau afin qu’il reste vif et alerte en pleine réunion importante ! (Si la réunion n’est pas intéressante, l’énergie peut aussi être déployée ailleurs, rassurez-vous !)

2 – Auto-réguler et nettoyer la flore intestinale

En période de jeûne, certaines bactéries, parfois présentes en surnombre, diminueront d’elles-même puisqu’elles ne recevront plus de glucides pour être alimentées. Cela permettra à la flore de retrouver son équilibre si précieux à son fonctionnement optimal.

3 – Effectuer un renouvellement cellulaire

Par chance, les cellules de l’intestin se renouvellent très vite (en 2 à 5 jours), et des millions de cellules se renouvellent chaque minute. Cela signifie qu’à chaque fois qu’on fait une pause alimentaire, ne serait-ce que de quelques heures, on leur permet de se dédier, non pas à la digestion mais à leur auto-régénération. “Et un tube tout beau tout neuf, un !”

Mais ça n’est pas tout, parce que des cellules en pleine forme pourront aussi produire les immunoglobulines A, anticorps chargés de la protection de la muqueuse intestinale. Et en parlant d’anticorps…

4 – Donner un coup de pouce à l’immunité

Notre système immunitaire intestinal (qui a un rôle majeur pour toute notre immunité) est une vraie usine de tri sélectif des déchets. Il doit savoir dissocier les bons nutriments à absorber et les bactéries bénéfiques, des éléments extérieurs ou néfastes. Les cellules qui s’en chargent sont alors de véritables vigiles à l’entrée d’une boite : “Toi tu passes, toi t’as des baskets, tu passes pas” !

Si les cellules et les anticorps sont débordées par la queue à l’entrée de la boite et que tout le monde pousse derrière pour rentrer, elles peuvent être amenées à accepter n’importe qui à l’intérieur.

Au contraire, lorsque l’activité est plus calme parce qu’il y a moins à digérer, le « tri » se fait bien mieux et le système immunitaire est capable d’assurer pleinement la défense de l’organisme face aux éléments perturbateurs.

Selon une étude du docteur Valter Longo : “Une augmentation de plus de 20% de l’efficacité de notre système immunitaire est observée à partir de 24h de jeûne”.

Je ne sais pas vous, mais avec ça j’étais déjà conquise !

Notre corps est fait pour jeûner

Ok, c’est bien joli, mais comment on continue à faire tourner la machine !?

Le fonctionnement du jeûne

Le corps sait fonctionner sur ses réserves

A chaque repas nous apportons au corps des glucides, son carburant préféré. Lors d’un jeûne, puisqu’il ne reçoit pas une alimentation habituelle, le corps va basculer sur un autre mode de combustion (à la fin de la digestion des glucides c’est à dire entre 6h et 12h après le dernier repas). Il va d’abord puiser dans les réserves en glycogène du foie (pendant 24h à 48h). Dès que les réserves du foie seront épuisées (entre 2 et 3 jours après le dernier repas), il va encore basculer sur un mode de combustion qu’on appelle Cétogenèse et qui consiste à transformer les cellules graisseuses ou malades en énergie ! Non seulement on peut donc tenir sur nos réserves, mais en plus on fait encore un peu de ménage !

En regardant de plus près, cela veut dire que dès les 6 à 12 premières heures de pause alimentaire (en fonction de la digestion), les bénéfices du jeûne commencent déjà à se manifester !

Enfin d’accord, mais on ne peut pas tenir longtemps comme ça !

Notre corps est prévu pour jeûner

Avant de connaître son fonctionnement, j’avais peur que mon corps, privé de nourriture et malgré ses kilos en trop dépérisse complètement pendant un jeûne !

Mais je me suis vite rassurée avec les quelques arguments suivants : L’Homme n’a pas toujours connu des périodes de surabondance alimentaire, ni les 3 bons repas par jour que nous avalons aujourd’hui ! L’instauration des 3 repas par jour date du moyen-âge et de l’invention de l’agriculture. En effet, lorsqu’il fallait travailler dur aux champs, un apport régulier en énergie tout au long de la journée était nécessaire. Donc, si on n’a pas ce niveau d’activité quotidien, on peut se détendre un peu sur le nombre de repas ! 

Jusqu’où pourrait-on aller sans manger ? Notre corps est capable de survivre à des dizaines de jours sans manger. Au moins 40 jours en buvant et même beaucoup plus dans certains cas très particuliers (par exemple, les personnes obèses, qui partent avec des réserves plus importantes dès le départ). Mais pas besoin d’aller dans ces extrêmes parce qu’on sait que quelques heures de jeûne suffisent déjà à ressentir de grands bénéfices.

Les contre-indications ou points de vigilances !

Attention cependant, si les jeûnes liquides ou intermittents sont facilement accessibles, on ne se lance pas dans un jeûne prolongé du jour au lendemain ! Il faut de la préparation et bien s’assurer qu’on est en capacité de pouvoir le faire. Le jeûne est contre-indiqué pour : les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes atteintes de diabète de type 1, d’hyperthyroïdie, d’insuffisance rénale ou hépatique, d’anorexie ou de troubles alimentaires graves, etc.

Cette liste n’est pas exhaustive, c’est pourquoi, si vous souffrez d’une quelconque maladie, il est important de bien vous renseigner avant de vous lancer.

En résumé

Ah le jeûne… on en entend beaucoup parler et il est aussi sujet à polémique. Il existe de nombreux autres bienfaits du jeûne notamment sur la longévité ou le combat contre le cancer. Beaucoup d’études sortent, même si les plus scientifiques diront qu’on ne peut rien prouver car les expériences ne sont pas menées sur un grand nombre de sujets ou que les mesures n’ont pas pu être faites selon les standards scientifiques. 

Sans aller si loin, il n’en reste pas moins que de nombreux témoignages sont là pour nous montrer le bien-être qu’une petite pause alimentaire peut procurer ! Comme toujours, à chacun de se faire sa propre opinion, de s’écouter et de bien se renseigner. Je vous parle ici de mon cheminement, à vous de faire le vôtre ! 

Je vous en reparle bientôt et en attendant, prenez bien soin de vous !

Source : Et si je mettais mes intestins au repos ? – Thomas UHL. Un livre que je vous recommande au passage !

 


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